Un cadastre solaire pour les habitants de l'agglomération du Puy


La famille Letort s’est laissée conseiller par une société de courtage en installation de panneaux photovoltaïques. Estimations, conseils, calculs et démarches administratives ont été simplifiés dans ce projet à la fois écologique et rentable. L’Agglo du Puy prône le développement de cette énergie sur son territoire, avec la mise en place d’un cadastre solaire.

Le secteur des panneaux solaires peut ressembler à une vaste nébuleuse. Avant de se lancer dans la production d'électricité verte, il faut avoir en tête que toutes les toitures n'ont pas le même potentiel. Pour dégrossir cet aspect, et encourager l'installation de panneaux photovoltaïques, y compris en ville, la socité In sun we Trust a créé un cadastre solaire. Tout comme un cadastre classique, les toitures sont cartographiées. L'ensoleillement et la surface sont pris en compte par un logiciel qui permet d'estimer la rentabilité d'une installation photovoltaïque. Des estimations fiables À Rosières, Christophe Letort et son épouse ont pensé installer des panneaux photovoltaïques dès l’acquisition de leur corps de ferme, il y a une quinzaine d’années. L’ensemble des bâtisses offre un large panel de petits toits qui bénéficient, tous, d’une exposition et d’une inclination différentes. « Au début des années 2000, il y avait beaucoup d’arnaques dans le secteur des panneaux solaires », explique le propriétaire des lieux. Le projet a été ajourné. Jusqu’à ce que l’année dernière, la Communauté d’agglomération du Puy acte un partenariat avec la société de courtage In sun we trust. « Nous nous sommes sentis plus en sécurité par ce projet porté par la collectivité, alors on s’est lancé. » In Sun we Trust est une société installée depuis cinq ans en région parisienne, qui a pour mission de réaliser du courtage en travaux d’installation de panneaux photovoltaïques. Si l’intérêt du porteur de projet est confirmé, il peut être mis en relation avec un installateur du réseau. Ces derniers sont « triés sur le volet », certifie Antoine Ebel, responsable du développement au sein de l’entreprise parisienne. Ces prestataires sont sélectionnés en fonction de leur expérience, la qualité de leur travail et leur compétitivité. Ils sont tous labellisés RGE (Reconnu garant de l’environnement), un label créé par l’État.

Après la simulation et l’envoi de quelques photos pour affiner le projet, une visite sur site permet de revaloriser les estimations et établir un devis. Si le client accepte l’offre, la société In sun we trust prend en charge l’intégralité des démarches administratives (déclaration de travaux auprès de la mairie, raccordement et installation d’un compteur électrique auprès d’Enedis…). La société de courtage va même jusqu’à garantir la production d’électricité. Si la quantité n’est pas au rendez-vous, cette assurance permet d’être remboursé du manque à gagner. « Cela montre que l’on a confiance dans les estimations que l’on fait et que l’on a également confiance dans la qualité de prestation de nos partenaires. »

Une économie de 70 euros par mois sur la facture d’électricité Le projet de la famille Letort est allé vite. « Nous avons été rappelés une semaine après avoir fait la simulation sur leur site Internet. » Le premier devis leur est envoyé en septembre 2019 par la société lyonnaise Artemis concept. Le projet du couple consistait à installer des panneaux solaires sur un seul pan du toit dans un premier temps. Le prestataire leur montre que pour un investissement de 4.000 euros de plus, ils peuvent doubler leur production. La première idée du couple évolue et, bientôt, douze panneaux sont prévus sur chaque pan de toit. Finalement un modèle plus rentable de panneaux allemands permet de n’installer que six panneaux sur le pan sud-est et douze sur le pan sud-ouest. En octobre, l’entreprise réalise une visite sur place. À la fin du même mois, le crédit, sur une durée de quatre ans, est signé auprès de la banque. Fin février, les panneaux sont installés et la maison peut tout de suite consommer l’énergie qu’elle produit. Il faudra attendre la fin du confinement pour que le branchement, permettant la vente du surplus de la production, soit réalisé. Sans savoir pour l’instant quels revenus la vente du surplus rapportera, la famille a déjà constaté que sa facture d’électricité a été divisée par quatre. "Nous avons changé nos habitudes de consommation d'électricité" CHRISTOPHE LETORT « Nous avons changé nos habitudes pour consommer au moment où la production des panneaux solaires est la plus importante », précise la mère de famille. L’installation du système domotique permet de bénéficier d’un crédit d’impôts qui vient s’ajouter à une aide de l’État de quelques centaines d’euros sur une période de cinq ans. Aujourd’hui, personne ne regrette le choix d’avoir installé les panneaux solaires, « plutôt que de changer la voiture familiale ». Au remboursement de crédit de 280 euros par mois, la famille Letort, chauffée au bois, peut d’ores et déjà soustraire une économie de 70 euros mensuels. L’installation pourrait être rentable d’ici dix ans. Céline Demars

Source : leveil.fr

1 vue0 commentaire