Pétrole : Les prix du baril en hausse, l’Algérie se tourne vers l’énergie solaire


Les prix du pétrole poursuivent leur remontée. Ce jeudi 21 mai, le cours du Brent (référence pour le pétrole algérien), a dépassé les 36 dollars. Tandis le cours de référence américain WTI a passé la barre des 34 dollars. Des niveaux jamais atteints par l’or noir depuis plus de deux mois.


Ainsi, à la mi-journée de ce jeudi (heure GMT), le baril du Brent de la mer du Nord a augmenté de 2,27 % par rapport à la clôture de mercredi pour atteindre 36,56 dollars. Il s’agit du prix le plus haut enregistré depuis le 10 mars dernier (37,78 $). Quant à la référence américaine WTI pour livraison en juillet, elle a gagné 2,60 %, passant à 34,36 dollars. Son niveau le plus élevé depuis le mois de mars.

Selon les analystes, cette hausse des prix du pétrole est soutenue par les réductions de la production et la perspective d’une reprise de la demande à mesure que les pays se déconfinent et relancent leurs économies. Autre raison évoquée, le recul pour la deuxième semaine consécutive des stocks de brut aux États-Unis. En effet, les réserves de brut américaines se sont établies à 526,5 millions de barils à la mi-mai, soit une chute de 5,0 millions. Une première depuis le mois de janvier.

L’Algérie se tourne vers l’énergie solaire

Dans le contexte de la chute des prix du pétrole et du déclin du volume des réserves monétaires du pays, l’Algérie tente d’explorer de nouvelles ressources pour atténuer l’effet de la crise économique. Ainsi, le Premier ministre a annoncé, mercredi 20 mai sur son site officiel, que l’Algérie allait lancer la construction d’un «mégaprojet» de centrales solaires photovoltaïques d’une capacité totale de 4 000 MW d’électricité, réparties sur dix wilayas (régions) du pays.

Par ce projet, le gouvernement affirme qu’en plus de « la satisfaction de la demande nationale d’énergie et la préservation de nos ressources fossiles, la réalisation de ce projet permettrait de se positionner sur le marché international, via l’exportation de l’électricité à un prix compétitif, ainsi que l’exportation du savoir-faire ».

Il faut noter que, dans son rapport pour l’année 2020 consacré à l’indice de transition énergétique, le Forum économique mondial a classé l’Algérie au 83e rang mondial. En Afrique, elle se classe 5e après le Maroc (51e), la Namibie (64e), le Ghana (66e) et le Kenya (79e).


Source : observalgerie.com

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