Des cellules solaires flexibles pour alimenter les futures montres connectées ?


Elles sont si légères qu'on peut les poser sur une fleur...


En Australie, des chercheurs ont mis au point une nouvelle cellule solaire ultra-fine, et visent à en faire la nouvelle source d'énergie pour les montres connectées et autres wearables.

Une technologie tout en finesse et légèreté

Une équipe internationale de chercheurs de l'université de Monash (en Australie) a développé une nouvelle technologie à fort potentiel. Il s'agit d'une batterie solaire flexible et ultra-fine. Avec une taille avoisinant celle d'une pièce de 5 centimes, la cellule est dix fois plus mince qu'un cheveu (0,3 micromètre). Résultat : elle est si légère qu'un pétale de fleur peut supporter son poids.


Cette nouvelle cellule se dote en outre d'un autre avantage : son rendement de conversion énergétique, autrement dit la quantité d'énergie solaire qui peut être convertie en électricité.


« L'énergie du Soleil qui éclaire la Terre est de 1 000 watts par mètre carré », explique le docteur Wenchao Huang, membre de l'équipe de recherche. « Notre appareil peut produire 130 watts d'électricité par mètre carré. Le rendement de 13 % que nous avons pu atteindre est l'un des plus élevés produits actuellement par les cellules solaires organiques ».

Le futur des wearables ?

À terme, l'idée serait de commercialiser ces cellules solaires pour le marché des wearables. Montres connectées, smartphones, biosenseurs et autres appareils IoT : ces cellules solaires flexibles pourraient bien remplacer nos batteries et piles actuelles.


« Nos cellules solaires ultra-flexibles peuvent atteindre un meilleur rendement de conversion énergétique, tout en possédant d'excellentes propriétés mécaniques et une stabilité robuste », se réjouit le docteur Huang. « Cela en fait un candidat très prometteur comme source énergétique pour les wearables, pour monitorer divers signaux physiologiques sur le long terme, tels que les rythmes cardiaque et respiratoire ».


Un autre atout non-négligeable de la technologie développée est le fait qu'elle pourrait bien être plus durable que nos batteries lithium-ion actuelles. D'après les tests effectués par l'équipe de l'université de Monash, la cellule solaire perdrait moins de 5 % de sa capacité énergétique après 4 700 heures d'utilisation. Les chercheurs affirment qu'elle pourrait vivre pendant deux ans et demi (20 000 heures) avec une dégradation minimale, pour une durée de vie allant jusqu'à 11 ans.


Enfin, l'équipe de recherche affirme que la technologie d'impression en continu rendrait ces cellules facilement reproductibles. Un atout pour développer une chaîne de production à grande échelle, et s'implanter dans un avenir proche sur le marché ? C'est la prochaine étape sur laquelle les chercheurs planchent désormais.


Sources :Engadget,Monash University


2 vues0 commentaire